
En mémoire de Jean-Jacques Streuli, ancien membre du Conseil de la fondation et Directeur général intérimaire
C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Jacques Streuli le 30 janvier 2024. Mr Streuli était un ancien membre du Conseil de la fondation et Directeur général intérimaire de l'Ecolint en 1999-2000 puis en 2002-2003. Nous exprimons à la famille de Mr Streuli toutes nos condoléances.
L'extrait du ci-dessous du livre De L'Ecolint, écrit par De Wilde et Hamayed décrit le rôle que Mr Streuli a joué lors de sa direction :
"Angliciste de formation, Jean-Jacques Streuli fut longtemps directeur du Collège de Staël et représentant du Conseil d'Etat genevois au sein du Conseil de la fondation de l'Ecole Internationale de Genève pendant plus de six ans. Au bénéfice d'une parfaite connaissance de la situation de l'Ecole Internationale, il accepta d'assurer les fonctions de Directeur général intérimaire pendant l'année scolaire 1999-2000.
Tout à la fois rigoureux et empathique, il rassura ses collaborateurs pendant cette année intérimaire et procéda à des mises au point sur les projets en cours et la vie de l'institution en renforçant l'esprit d'équipe. Il renomma la fonction de doyens, terme qui, dans sa signification genevoise, ne correspondait pas à cette fonction telle qu'elle était exercée à l'Ecolint. Après avoir renommé les doyens « directeurs », il constitua d'une façon formelle la Conférence des directeurs composée des directeurs d'école, du directeur financier et administratif et de la responsable des ressources humaines. Les retraites de la Conférence des directeurs dans le Valais permirent de renforcer l'unité et la cohérence de la direction même si quelques différends allaient surgir à propos du nouveau campus.
La présence de M. Streuli à la tête de l'Ecolint avait en effet permis à cette dernière d'intensifier ses relations avec les autorités cantonales et communales et d'obtenir un terrain à Saconnex pour y construire un nouveau campus, au grand dam de certains députés qui, en 2001, selon un article paru clans la Tribune de Genève, accusèrent « l’Etat de vouloir octroyer un droit de superficie gratuit à l'école. Pas de faveurs pour l'Ecolint ! ». Interpellé, le Département de l'Aménagement, de l'Équipement et du Logement, sous la direction de M. Laurent Moutinot, réfute cette accusation, mais précise qu'il est favorable à une expansion de l'école si celle-ci répond à une nécessité. La présidente du Département de l'Instruction publique, Mme Brunschwig Graf, rajoute : « L'Ecolint est un instrument très important pour la politique du Canton envers les organisations internationales et les entreprises multinationales. L'Etat n'abandonne pas l'Ecolint, il porte une attention particulière à ce projet depuis trois ans. » Jamais le Conseil d'Etat genevois n'aura été aussi clair et déterminé.
Mais le profil du nouveau campus restait encore à déterminer. À quel ordre d'enseignement le destiner ? Nous verrons quelques mois plus tard que cette question soulèvera de vives controverses. Quant aux besoins urgents de locaux, Jean-Jacques Streuli et le président du Conseil de fondation, Paul Saurel, usèrent de tous leurs contacts pour y apporter des solutions, au moins provisoires. Ainsi, une annexe de La Châtaigneraie fut créée pour la rentrée de septembre 1999 à Mies dans le Canton de Vaud et, pendant l’été 2000, une deuxième annexe de Pregny-Rigot vit le jour dans des portacabines installées sur le terrain mis à disposition par l'Etat de Genève et la commune du Grand-Saconnex. Ces mêmes locaux provisoires allaient aussi abriter les services administratifs de la Fondation.
Si une solution intermédiaire avait été trouvée pour la rentrée de septembre 2000, la pression sur les capacités d'accueil de l'Ecolint restait toujours aussi forte en raison de l'afflux de nouveaux internationaux essentiellement employés par des entreprises multinationales. La prolifération de portacabines dans la Fondation censée résoudre temporairement le problème des capacités d'accueil n'était pas sans rappeler la situation de La Chataigneraie ou le temporaire promis semblait au grand regret des parents et des enseignants s'être mue en éternité. Cette tension sur les capacités d'accueil de la Fondation de l'École Internationale ne sera pas sans conséquences pour les années à venir et constituera un facteur de turbulence important.
Les élèves de La Grande Boissière et de La Châtaigneraie allaient pour leur part voir leur vie quotidienne radicalement transformée par deux projets d'investissement de première importance. Même si les anciens élèves de La Grande Boissière furent très émus d'apprendre que l'espace de liberté qu'ils s’étaient réserve sur le campus, non loin du Théâtre grec, allait changer de destination, leurs plus jeunes camarades ne pouvaient que se réjouir d'avoir enfin en ce début de l'année scolaire 2001 une spacieuse cafeteria a même de desservir une population scolaire bien plus nombreuse que par le passe. Après avoir longtemps attendu, les élèves de La Châtaigneraie eurent pour leur part le bonheur de disposer enfin d'un centre multimédia moderne, bien équipé et stimulant.
Une autre tâche importante que le Conseil devait mener à bien était celle de la nomination d'un nouveau directeur général pour la rentrée 2000-2001. II fit appel à ECIS, le_ Conseil européen des écoles internationales, pour procéder à la recherche d'un candidat. Mais ceux présentés par cet organisme ne répondant pas à tous les critères fixés par le Conseil de fondation, il fut décidé, vu l'urgence, de relancer à l'automne 1999 un deuxième appel à candidatures, parallèlement, a celui de ECIS. Et c'est au terme de cette deuxième recherche que Donald Billingsley fut nommé Directeur général par le Conseil de fondation, présidé par Paul Saurel en décembre 1999."
Suite à la crise qui ébranle l’Ecolint pendant la période 2001-2002, et qui culmine par un référendum et le départ du Directeur général, ainsi que par la démission du Comité exécutif du Conseil de fondation, un Directoire intérimaire est mis en place pour 2002-2003. Ce Directoire est composé du Directeur financier et administratif et des trois Directeurs de campus, présidé par un modérateur. Pour cette fonction le Conseil de fondation fait appel une nouvelle fois à M. Streuli. Le Directoire est dissous lors de la nomination par le Conseil de fondation d’un nouveau Directeur général, M. Nicholas Tate, qui entre en fonction en août 2003.
